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Palmerston
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Le 2 avenue Palmerston s’inscrit dans le cadre urbanistique prestigieux du quartier Nord-Est de Bruxelles, aménagé à la fin du XIXᵉ siècle selon le plan de l’architecte Gédéon Bordiau, approuvé par arrêté royal le 20 décembre 1875. L’avenue Palmerston relie le square Marie-Louise au square Ambiorix et constitue, avec les squares Marguerite, Ambiorix et Marie-Louise, l’axe structurant du quartier.

L’avenue est bordée d’un terre-plein central planté, initialement ponctué de bassins décoratifs dont seuls deux réservoirs rectangulaires, réalisés par les établissements Blaton-Aubert et achevés en 1888, furent exécutés. Elle adopte une typologie résidentielle composée de maisons cossues et d’hôtels particuliers édifiés entre 1893 et 1906, principalement du côté pair, bénéficiant d’une orientation sud. Les constructions relèvent majoritairement d’un style éclectique, souvent influencé par la Renaissance flamande ou l’Art nouveau.

Conformément aux prescriptions du plan Bordiau, les immeubles, dont le n° 2, sont implantés en retrait de cinq mètres par rapport à l’alignement afin de permettre l’aménagement d’un jardinet et l’intégration d’éléments architecturaux saillants destinés à rompre la monotonie urbaine. Dans ce cadre réglementaire, le n° 2 se distingue par la présence autorisée d’un porche d’entrée hors-œuvre et d’un soubassement en saillie, illustrant l’application maîtrisée des principes urbanistiques du quartier.

Situé à l’entrée de l’avenue, le 2 avenue Palmerston participe à un ensemble architectural majeur, renforcé par la proximité immédiate de plusieurs réalisations de Victor Horta, qui confèrent à ce secteur une valeur patrimoniale et architecturale remarquable.

En 1960, la société immobilière Ferlet confie à l’architecte Henry M. Brunard la transformation en immeuble de bureaux des immeubles situés aux numéros 2 (1900), 8 (1896) et 10 (1895) de l’avenue Palmerston, œuvres de l’architecte Edmond De Vigne, caractérisées par des pignons à gradins ou à créneaux, ainsi que du numéro 12 (1895), conçu par l’architecte Victor Taelemans. Le pignon du numéro 10 était alors décoré d’un tympan trilobé représentant l’adoration du soleil par le genre humain ainsi que par les règnes animal et végétal. Ce bas-relief en ciment durci était une œuvre du sculpteur Louis Mast.

En 1971, la société Ferlet mandate à nouveau Henry M. Brunard afin d’intégrer au complexe le numéro 14, un hôtel particulier remarquable édifié en 1898 par l’architecte Léon Govaerts. À l’origine, ce bâtiment comportait une cage d’escalier centrale de plan carré, éclairée par le haut, ainsi qu’un bel étage de grandes dimensions entièrement dédié aux espaces de réception.

Des constructions d’origine, seuls quelques éléments de façade ont été conservés. Le numéro 14 présente encore des fenêtres à arc outrepassé, sous lesquelles s’ouvrent, dans des allèges sculptées, de petites bouches d’aération munies de grilles, ainsi que le culot décoré de sa logette. Les dépendances et le mur de clôture situés rue des Éburons, aux numéros 77 et 79, ont été transformés en garage et en entrée carrossable donnant accès à une cour située en intérieur d’îlot.

Le complexe a ensuite été réaffecté en crèche de la Commission européenne jusqu’en 2009. Le bâtiment a par la suite été racheté par l’entreprise Whitewood, qui a initié un projet immobilier prévoyant la création d’une trentaine d’appartements. À partir de septembre 2024, les structures Respace, Pali Pali et Young European Artists ont occupé temporairement les lieux afin d’y installer environ 80 ateliers d’artistes. En juin 2025, l’organisation Young European Artists s’est retirée du projet.

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